Ligne Metz - Château Salins
Les origines de la ligne.




Les premiers débats quant à une liaison Metz - Chateau Sâlins remontent à 1873 lorsque la chambre de commerce de Lorraine se déclare hostile à une liaison Baudrecourt - Château Salins au regard d'une liaison Metz via Magny, Marly et Delme.


En 1881 l'ouverture de la ligne Sarreguemine- Chateau Sâlins offre une liaison directe au sein de la zone Allemande de la Lorraine, cependant elle ne constitue pas un facteur de progrès en raison du temps de parcours entre Metz et Chateau Salins puisque 4 heures seront nécessaire pour relier ces deux villes et les territoires de "basse Seille" (Solgne, Delme, Verny....) ne sont pas desservis.

En 1889 le projet est provisoirement abandonné mais suite à une pétition,datant de 1895, en faveur d'une construction rapide de cette ligne de la part des communes dites de "Basse Seille", les habitants évoqueront un déplacement plus difficile vers les communes de la zone annexée que les communes françaises, ne laissant donc pas les autorités indifférentes.

La ligne sera desservie au rythme de 3-4 allers retours par jour, peu d'information subsistent quant aux horaires et à l'oganisation de l'exploitation mais les trains parcoureront ligne sur sa totalité jusqu'en 1939.

C'est le 25 février 1953 que le dernier train direct parcouru la ligne sur sa totalité en raison d'un éboulement coupant la ligne à Fresnes en Saulnois, l trafic marchandises venant de Metz dès lors limité à Delme, les voyageurs étant acheminés de Delmes à Chateau Salins en taxi jusqu'au 4 octobre 1953, fin de la desserte voyageur sur toute la ligne.

S'en suivront la fermeture et le déclassement par morceaux de la ligne, la section Delme-Chateau Salins en 1960, ente Delme et Sécourt Solgne en juillet 1973, la section Sécourt Solgne - Augny jusqu'en 1992. La section Augny - Metz était encore en activité jusqu'en décembre 2005.



A l'heure ne subsiste que la plateforme visible sur la totalité de l'ancienne ligne, ainsi qu'une seule portion non déférrée entre Metz et Augny, la ligne n'ayant en effet pas été déférrée et les terrains conservés par la CA2M dans l'optique d'une hypothétique remise en service aussi bien en train qu'en tram - train mais sans projet à l'heure actuelle.



J'attire l'attention sur le fait que la ligne aurait pu desservir l'aéroport régional de Metz Nancy Lorraine ainsi que la gare de Lorraine TGV, que Château Salins est désormais sous préfecture de Moselle et que l'engorgement de la RD 955 Metz-Chateau Sâlins est de plus en plus effectif, que la ligne Tim N°27 est peu attractive en terme de transports urbains (1h10 pour faire les 45km Metz- Chateau Salins) et qu'une seule solution pourrait être envisageable, le rétablissement du chemin de fer ?
Les premières photos : la zone non déférrée

La voie sortant du triage du Sablon

Peu après le triage se trouvait ici deux raccordements provenant des voies supérieures

Les petits jardins en bordure de voie

En contrebas du lycée professionnel



Près des champs de la Grange Le Mercier de Montigny

Montigny St Ladre

Montigny St Privat


La carcasse de l'ancien passage a niveau




La voie entre les bâtiments de la ZI des Garennes, multiples embranchements dans cette zone

Le triage d'Augny, dernière zone ferrée du parcours

Le début de la section déferrée : d'Augny aérogare à Coin sur Seille







Un aperçu depuis la plateforme sur des centres commerciaux qui se développent sur la ZAC de Marly







La ligne gagne Marly sur des petits chemins de ce type vu ici toujours à Augny, cependant non accessible car envahi par la végétation.






Le pont de la gare de Marly. La voie ferrée passait encore dessous jusqu'en 1997.




Après la gare de Marly, le paysage change totalement. Talus, remblais, champs, forêts...




Un aperçu de Coin sur Seille depuis la plateforme.

La ligne de Coin les Cuvry à Coin sur Seille : les derniers kilomètres aménagés.






La plateforme aménagée sur un talus à Pournoy la Chétive



La gare de Coin sur Seille






Peu après Coin sur Seille, la plateforme n'est plus réellement accessible de l'entretien y étant inexistant.




La plateforme surplombe les champs alors inondés par la Seille ne se trouvant pas très loin.




On ne peut pas aller plus loin par la plateforme, le pont au dessus de la Seille bloque l'accès.

La voie ferrée le long de la Seille











Ici le talus de la voie ferrée ainsi que le pont au dessus de la Seille photographié précédemment (barre marron au centre de la photo), les peupliers situé à droite de la photo seront également situé à droite de la photo suivante qui est prise depuis l'autre rive.




Voici l'endroit depuis lequel la photo précédente à été prise ! On reconnaitra les peupliers !





La végétation a envahi la plateforme de la voie ferrée ici en remblais ainsi que le pont en dessous duquel elle passait.






La trace de la plateforme dans son remblais


Voici l'état actuel de la plateforme à Pommérieux gare, on parle de débroussaillage depuis des années, c'est fixé pour quand ?
La voie ferrée à Verny



Ces deux photos montrent l'état de la plateforme à Verny




Entre la toute première photo, à la sortie du triage du Sablon et cette dernière à Verny, seulement 17 kilomètres de la ligne ont été traités, c'est pourquoi je vous invite à visiter régulièrement cet article afin de voir les mises à jour effectuées









De Metz à Amanvillers par la ligne de l'Argonne









La ligne de l'Argonne : ancienne voie reliant Paris à Metz


L'année 1931 sera celle du premier coup de semonce pour la ligne de l'Argonne, la ligne directe Metz-Lérouville fût mise en service avantageant les liaisons Paris- Strasbourg et reportant la circulation des trains Paris-Metz sur ce tronçon de voie en dépit de l'itinéraire via Verdun et Amanvillers.


Par le passé cette ligne eut été construite afin de relier Metz à Reims, elle fût évoquée des les années 1840 mais sans projet réellement concret jusqu'à la création de la compagnie de l'Est, condition indispensable évoquée par le ministre des travaux publics sous Napoléon III afin d'obtenir un emprunt avantageux (4,65% d'intérêts) en 1860.


Une première section de ligne fût construite en un temps record de 65 jours en 1857 entre Châlons sur Marne (aujourd'hui dénommé Châlons en Champagne) et le camps de Châlons soit 25 kilomètres.


De nombreuses tergiversations, concurrences, disputes quant au choix de l'itinéraire que le reste de la ligne fût achevé en 1873 pour permettre la desserte de l'ensemble de la ligne à double voie qui fût mise en exploitation selon plusieurs étapes durant le premier semestre de la même année.


La ligne étant en service sur l'ensemble de sa longueur, elle permet dès lors l'acheminement des trains voyageurs entre Paris et Metz, cependant ses rampes de 10 à 15 %o, ses virages et ses courbes ne permettent pas de rivaliser avec les trains de la ligne de Strasbourg où les trains rapident nationaux seraient plus atractifs aux voyageurs.


La concurrence de la ligne Paris- Strasbourg aura très vite raison du trafic de la ligne de l'Argonne avec un report des circulations Paris - Metz sur l'axe Paris - Strasbourg.


Le trafic marchandise est également faible sur cette ligne qui meurt lentement et c'est ainsi que pour le centenaire de la ligne, en 1973 sera supprimée la desserte voyageur Conflans-Jarny- Metz avec neutralisation de la section Batilly- Moulins- Metz ainsi qu'une mise en voie unique sur tout le reste du tracé, entre Conflans Jarny et Verdun.




A l'heure actuelle la section Conflans Jarny - Châlons en champagne fonctionne toujours, la desserte voyageur également bien que réduite à 1 aller - retour par jour, il est donc urgent de revitaliser ce maillon au risque de voir une portion supplémentaire de la ligne s'effacer !

Le contournement Ouest de Metz : les premiers kilomètres











La ligne de l'Argonne nait peu après les anciens ateliers de Montigny les Metz et suit le contournement ouest de Metz, celle-ci se cesse de suivre le contournement à hauteur d'un pont au dessus de la Moselle comme visible à la photo suivante.












Les deux voies de gauche sont le contournement Ouest de Metz. Par ailleurs, marcher sur des voies SNCF encore en service coûte 144 euros comme me l'a expliqué la police ferroviaire présente sur les lieux.













Derrière ce bâtiment c'est le contournement Ouest vu depuis la voie ferrée












Ici ont circulé les tout premiers trains à destination de Paris Est

















La ligne perdue dans la végétation de Longeville-les-Metz




Pour l'anecdote François Miterrand aurait transité sur cette ligne pendant la guerre.





Rare ! Une ancienne borne kilométrique indiquant 8, soit 8 kilomètres parcourus depuis la gare de Metz ville !









Ci dessus un raccordement professionnel, ci-dessous les deux files de rail, la ligne de l'Argonne et le raccordement.


Scy Chazelle et le raccordement industriel

















Ci-dessus le raccordement industriel de Scy Chazelle.
















Le raccordement était accessible grâce à ce "poste d'aiguillage".

















Et l'entrepôt desservi ci-dessus.
















Ci dessus et dessous les derniers mètres de la voie.




Les installations encore présentes en zone déferrée.













Le butoir de la gare de Scy Chazelle marquant la fin de la section ferrée de l'ancienne ligne.








A Lessy commence la voie verte vers Amanvillers. L'espace entre Scy et Lessy est urbanisé et occupé par des maisons et la caserne Serret à Petit Châtel.










Ici les quais de la gare de Châtel Saint Germain, orpheline de son bâtiment voyageur depuis 2006 au profit d'un parking.











La double voie rejoignait ensuite Amanvillers dans des zones boisées. On observera le ballast encore bien visible.

















Dans les bois.